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2 - La situation en Guyane
15 % de la mortalité infantile (enfants de moins de 1 an) est provoquée par des maladies infectueuses qui peuvent être véhiculées par l'eau. Ceci est dû à l'état naturel de l'eau ( pollutions existantes d'origine anthropique dans les cours d'eau: excrétion, rejets industriels...) et ses mauvais usages (mauvais stockage de l'eau, transport de l'eau dans des récipients utilisés pour d'autres usages...).
Les diarrhées infectueuses liées à l'eau sont la seconde cause de décès, après le SIDA. Il existe une disparité régionale. Entre 1993 et 1994, on a trouvé 2.7 fois plus de cas de diarrhées infectueuses dans les communes de l'intérieur que sur le littoral en Guyane. La mortalité générale sur la côte provient des maladies de l'appareil circulatoire et d'accidents. Par contre, les causes de mortalité à l'intérieur et sur les fleuves sont principalement dues aux maladies infectueuses.
Les causes de cet état sanitaire proviennent des conditions individuelles (ingestion et manipaulations inadéquates : transport, alimentation, conservation de l'eau...) et de conditions collectives (stockage, purification, distribution et évacuation...).
En Guyane, 79% de la population est desservie par une eau de bonne qualité bactériologique (et en majorité le littoral). 2000 personnes soit 1.4 % de la population (sur les sites isolés) ne disposent que d'une eau de mauvaise qualité bactériologique.
La région du Maroni est la plus touchée par l'endémie paludique. 35 % des habitants ont contracté la forme Plasmodium falciparum. Dans la région de l'Oyapock ainsi que sur le littoral et dans l'arrière pays, le paludisme se présente sous la forme plasmodium vivax.