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3.b - Les impacts d'un circuit de stockage.

3.b - Les impacts d'un circuit de stockage.

Sur la santé

  • Les décharges

Les décharges brutes provoquent des nuisances pour le voisinage à causes des odeurs et de la dégradation du paysage. De plus, elles condamnent de grands espaces qui, même après fermeture du site et remblaiement, restent impropres à de nombreuses activités.

Les décharges provoquent la prolifération d’espèces nuisibles (rongeurs, moustiques) qui sont vecteurs de maladies. Elles présentent surtout des risques pour la santé des hommes et pour l’environnement : déchets toxiques éparpillés, déchet qui conserve l’eau et qui peuvent contaminer les eaux superficielles et souterraines.

Certains déchets en conservant l’eau de pluie constituent un terrain favorable au développement des moustiques. Ces menaces sont démultipliées lorsque ces décharges se trouvent aux bords de rivières, dans les zones inondables et surtout à proximité d’habitations.

  • Les incinérateurs

Les anciens incinérateurs rejetaient de grandes quantités de dioxines dans l’environnement. Les impacts de ce polluant sur la santé de l’homme ne sont pas encore très bien connus. Toutefois, on sait que la dioxine s’accumule dans les graisses des animaux. Ce qui provoque une accumulation de cet élément dans la chaîne alimentaire. La demi-vie dans l’organisme est de l’ordre de sept ans. De plus, les incinérateurs produisent du méthane qui est un gaz à effet de serre et participe de ce fait, au changement climatique.

En vertu du principe de précaution, la nouvelle législation sur les incinérateurs ne tolère qu’un rejet quasi nul de ce déchet, grâce au traitement des fumées.

Sur l'environnement

  • Les décharges

Les déchets mis en décharges continuent de se dégrader pendant de longues années et produisent ainsi des lixiviats, c’est à dire un jus lié notamment à la dégradation de la matière organique. En période de pluie, le lixiviat peut contaminer les eaux superficielles et lorsque les conditions d’imperméabilité des sols sont insuffisantes, celui peut polluer les nappes phréatiques.

Lors des brûlages volontaires ou des incendies les émanations de fumées polluent l’air. Les décharges émettent également du méthane qui est un gaz à effet de serre. Ce gaz participe au réchauffement de la planète. Dans un périmètre proche d’une décharge, il existe toujours des emballages qui ont été transportés par le vent et qui polluent les écosystèmes aquatiques voisins.

On peut noter que si les transferts par les zones humides permettent effectivement d’atténuer la pollution organique (effet de lagunage). Il ne s’agit que d’un pouvoir tampon pour les éléments trace métalliques : fixation dans les sédiments et les végétaux. En d’autres termes, ce n’est pas parce que la décharge pollue modérément aujourd’hui qu’elle n’engendrera pas de pollutions plus graves demain.

  • L'incinérateur

L'incinérateur produit des fumées composées de dioxine dont le seuil est fixé par l’arrêté du 28 décembre 2005. Ces fumées sont transportées par le vent vers les écosystèmes aquatiques. La combustion des déchets rejette aussi du dioxyde de carbone qui participe au réchauffement de la Terre.

Le brûlage volontaire réalisé dans les décharges pour diminuer la quantité de déchets ou les départs de feux dans les décharges produisent des fumées toxiques. Une tonne d’ordures ménagères brûlée à l’air libre produit autant de dioxine que 1 000 à 10 000 tonnes incinérées réglementairement.

Sur l'économie

  • Le coût de la collecte des ordures

Le coût du traitement est de 30,5 €/hab/an pour les communes de la Communauté de Communes de l’Ouest Guyanais (hors Saül) à 50,4 €/hab/an à Cayenne ou à 8,3 € à Saint-Georges.

Plusieurs raisons contribuent à ces importantes variations : Le niveau de service et de niveau d’équipements. En effet, certaines communes collectes les ordures trois fois par semaine tandis que d’autre ont une collecte hebdomadaire. La taille de population. On constate que les communes les moins peuplées ont généralement les coûts les plus élevés. Cela tient au fait que les grosses communes peuvent réaliser des économies d’échelle grâce à l’importance de leur population. La superficie de communes. Les coûts de collecte seront élevés, si la commune possède un vaste territoire et est faiblement peuplée.

Toutes les ordures produites ne sont pas collectées puisqu’une partie de la population n’est pas desservie par le service de ramassage des ordures. Ainsi, recycler ses déchets, réduire la production d’emballages permet de réaliser des économies d’énergie (électricité, pétrole), de matières premières et permet également aux communes de réaliser des économies.

  • Le coût du stockage

Pour les décharges brutes, les coûts correspondent à des prestations d’interventions d’engins pour repousser les déchets. Les coûts se révèlent différents suivant les communes, ils varient de 16 euros en moyenne sur le territoire de la CCCL à 11 euros à Kourou par exemple. Le tonnage d’ordures ménagères diffère également d’une commune à l’autre. Ainsi, les communes de Mana ou de Saint-Georges produisent 310 kg/hab/an, à Cayenne, le ratio passe à 415 kg/hab/an.