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4 - Les menaces de l'homme sur les marais

Malgré leur exceptionnelle biodiversité et les nombreux services qu’ils peuvent rendre, les marais de Guyane subissent des menaces qui vont toujours croissant, qui pourraient les condamner à disparaître à plus ou moins long terme.

Sommaire

4.a - L'agriculture intensive notamment du riz

La culture de riz sur polder dans la commune de Mana, a nécessité l’assèchement du marais qui existait à cet endroit. Aujourd'hui, l'érosion littorale a noyé quelques 30 % de ces terres asséchées démontrant que l'assèchement du marais a eu lieu pour rien.

4.b - Le braconnage

A cause de son cuir et de la finesse de sa chair, le caïman noir a été fortement chassé et avait pratiquement disparu de l’Amazonie. Dans les années 70, 7 millions de peau avaient été vendues au Brésil. Espèce intégralement protégée depuis 1986, la population de caïman noir des marais de Kaw constitue avec celle du Pérou, l’une des dernières populations viables dans le monde.

L’ibis rouge, espèce également intégralement protégée, fait encore l’objet d’une chasse illégale. C’est aussi le cas du canard musqué qui est encore présent dans les marais de Kaw et dans les pripri Yiyi, malgré qu’il ait fortement régressé face à une trop forte pression de la chasse.

4.c - La surpêche commerciale de l'atipa

Autrefois, la pêche à l’atipa était exercée, uniquement par la population de Kaw, pour l’alimentation familiale. L’atipa n’était pas pêché du moment que les savanes commençaient à être inondées, c’est à dire depuis novembre jusqu’à mars.

En fait, à cette saison se déroule sa période de reproduction. Cette « interdiction » permettait de protéger les populations d’atipa pendant cette période cruciale de leur cycle de vie.

Aujourd’hui, pour des raisons commerciales, l’atipa est pêché quelle que soit la date, ce qui a pour effet la diminution des populations d’atipa et ce qui pourrait mettre en péril la survie à long terme de cette espèce si emblématique. La diminution des populations d'atipa serait également liée au changement des techniques de pêche (passage de l'épervier au tramail) et à l'équipement en congélateur.

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Et si l'atipa disparaissait ?

Aujourd’hui, pour des raisons commerciales, l’atipa est pêché quelle que soit la date, ce qui a pour effet la diminution des populations d’atipa...

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4.d - Les pollutions domestiques

Les eaux usées enrichissent en matière organique les marais et provoquent leur eutrophisation.

Les décharges situées au bord de l'eau sont également des menaces par les déchets qu'elles contiennent et qui peuvent finir dans l'eau ou être inondés lors de la montée des eaux (piles, vieilles batteries, bombes insecticides, vieux frigos...).

Les gestes individuels non appropriés (comme jeter les sacs plastiques et cannettes par terre ou dans l'eau...) sont aussi dommageables pour les marais.

4.e - Le dérangement de la faune

Les nuisances sonores provoquées par le bruit des pirogues, et des bateaux touristiques peuvent déranger la faune des marais.

En outre, il est fréquent que les opérateurs touristiques capturent des caïmans et les sortent de l'eau pour les montrer aux visiteurs. Si ces derniers sont ravis, aucune étude n’a été menée à l’heure actuelle pour mieux connaître les impacts de ces gestes sur les caïmans. En tous les cas, il est quasi certain que cela doit stresser les caïmans.