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2 - Une biodiversité exceptionnelle
Les marais forment des écosystèmes originaux, à la frontière entre la terre et l’eau.
Mosaïque d’habitats très variés, ils constituent des zones d’alimentation, de reproduction ou encore des zones de repos et des refuges, … pour le plus grand bonheur de ce qui porte des poils, des plumes, des feuilles ou qui montre un quelconque brin de vie !
Souvent classés comme espaces protégés, ils constituent des abris pour des espèces devenues rares comme le toucan toco, la tortue matamata ou le célèbre caïman noir.
Ressource
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Qu'est-ce les personnes que je connais, pensent et conn...
3.a. Sur ces terres aquatiques...
Les herbes règnent même si ça et là quelques arbres et arbustes fournissent abris et perchoir aux nombreux oiseaux et autres mammifères, reptiles et batraciens que l’on peut rencontrer. Les forêts marécageuses possèdent une plus grande variété d’arbres (pas moins de 200-250 espèces différentes) comparativement à la crique, la rivière ou la mangrove.
Un peu plus de deux cent oiseaux, tous plus extraordinaires les uns que les autres, vivent dans le marais. On retrouve le fameux Hoazin qui se nourrit des feuilles du moucou-moucou. C’est le seul oiseau ruminant connu au monde. Les jeunes se déplacent avec une grande agilité dans les buissons à l’aide de griffes qui disparaissent à l’âge adulte. Les petits massifs arbustifs forment l’habitat préférentiel de quelques passereaux comme la moucherolle à tête blanche et le troglodyte à miroir. Des hérons et aigrettes pataugent au milieu des jacinthes et …plus loin le canard musqué barbotent à la recherche de petits invertébrés et petits poissons.
La nuit venue, le chant des oiseaux cède la place à celui des singes hurleurs, puis au concert des grenouilles. Ces dernières affectionnent les broussailles des rives pour pondre leurs œufs.
Le cabiaï, le plus gros rongeur du monde vit aussi ici, le plus souvent en groupe d’une dizaine d’individus dont l’un fait office de guetteur. Si le cabiai peut courir sur la terre ferme aussi vite qu’un cheval au galop, il nage aussi parfaitement grâce à de puissantes pattes palmées. Il peut aussi disparaître sous l’eau en cas de danger puisqu’il peut retenir sa respiration au moins 5 minutes.
Les scientifiques pensent que le cabiaï vivait en Amérique du nord et qu’il serait passé d’île en île, à la recherche de plantes aquatiques, jusqu’à arriver en Amérique du sud lorsque ce continent était encore une île, c’était il y a 25 ou 30 millions d’années.
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Mystérieux et secret, les marais invite à la rêverie. Pas étonnant qu’ils soient terres de nombreuses légendes . En connaissez-vous une ?
3.b. Alors qu'en dessous de la surface de l'eau...
La quiétude apparente du marais laisse place à un monde où la vie grouille sous toutes ses formes. L’eau douce partout présente, abrite la faune typique des rivières et mangroves côtières.
L’anaconda côtoie des poissons de toutes sortes dont le piraï et l’atipa. Cette sorte de poisson chat est affublé d’une carapace osseuse qui lui donne un air préhistorique et de deux pattes rudimentaires qui lui permettent de se mouvoir à l’air libre, à petits pas (d’où son nom créole « atipa »). Il peut survivre avec très peu d’oxygène et une fois à l’air libre, il peut respirer grâce à des embryons de poumons. Il construit un nid flottant pour y abriter ces oeufs, ce qui explique sa migration dans les savanes en période de hautes eaux.
L’anguille tété est elle aussi bien adaptée à la vie dans les marais : elle n’a besoin que de peu d’oxygène pour survivre et peut même s’enterrer dans un terrier quand le marais s’assèche temporairement. Elle chasse et se défend à l'aide de décharges électriques.
Mais, l’animal roi des marais reste le célèbre caïman noir. Le plus grand et le plus majestueux des caïmans est aussi le plus rare. Il a pratiquement été décimé dans toute l’Amazonie. Excessivement chassé pour sa chair fine et sa peau sombre, le caïman noir trouve dans la réserve naturelle des marais de Kaw, un refuge pour vivre et se reproduire en toute tranquillité. La population des marais de Kaw avec celle du Pérou constitue la dernière population viable au monde.
En journée, il est impossible de voir les caïmans car seuls leurs narines et leurs yeux dépassent de l’eau, et dans les hautes herbes, ils sont presque invisibles. C’est à la nuit tombée qu’on les repère en balayant la surface de l’eau avec une lampe. Des points rouges luisent: ce sont les yeux hypnotisés des caïmans.
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Un proverbe dit qu’il y a « plus d’yeux sous l’eau que de poils au dessus de l’eau ». Connaissez-vous d’autres proverbes autour de l’eau ?
3.c. Mais bien des secrets restent à découvrir
Les marais n’ont pas encore livrés tous leurs secrets, ainsi de nombreux programmes d’études sont réalisés pour élucider leur fonctionnement.
L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) à déposer une plateforme flottante au cœur du marais de Kaw dont l’objectif est de permettre à différents scientifiques de disposer d’un site privilégié pour étudier, la faune, la flore, l’hydrodynamique et la qualité de l’eau du marais.
Récemment, une équipe de scientifique a même découvert dans les marais de Kaw, la plus grande colonie de hérons agami connue au monde (environ 2000 couples).
Ressource
Le secret de la mare aux caïmans.
Article : Soutif M., 2003 – Les secrets de la mare aux...