Le fleuve Maroni

Frontière naturelle avec le Suriname, le Maroni est le plus long fleuve de la Guyane. Navigué pendant toutes les périodes de l'année, il est surnommé : l'autoroute de l'ouest.

Carte d'identité

Avec ses 520 km, le Maroni est le plus long mais également, le plus puissant fleuve de la Guyane.

Son bassin versant occupe une surface de 60 940 km².

1 681 m3/s à la station de Langa tabiki.

Le Maroni prend sa source dans le Tumuc-Humac au Surinam, mais il est dénommé Alitany. Lorsqu’il est rejoint par l’Inini, il prend l’appellation de Lawa, et devient Maroni lors de sa réunion à Grand-Santi avec le fleuve Abounami. Le Maroni se jette dans l’océan Atlantique où son embouchure se confond avec celle de la Mana dans un estuaire large de 5 km.

Sur le haut Maroni, on peut citer le Malani, la Waki et le Tampock. Sur le bas Maroni, les affluents principaux sont la crique Beïman, la crique Galva ou le fleuve surinamien : leTapanahoni.

De nombreuses îles se sont formées le long du fleuve. Certaines sont surinamaises comme le Langa tabiki, le Pinkin tabiki ou françaises telles que l’île de la Quarantaine ou l’île aux Pigeons.

Le Maroni est composé d’environ 200 sauts et passages dangereux. On peut citer le Saut Man Caba (tout le monde finit), le Lessé Dédé.

Le Maroni est une « autoroute » où le principal moyen de transport est la pirogue. C’est au départ de la ville de Saint-Laurent du Maroni que s’organisent les départs de personnes et de fret de marchandises pour les communes qui se trouvent le long du Maroni. Frontière avec le Surinam, ce sont des centaines de rotations avec des voyageurs et ou de la marchandise qui sont faites chaque jour. La sous-préfecture assure deux rotations journalières le matin et le soir, transportant véhicules et objets volumineux

Le Maroni constitue un pilier pour la population multi-ethnique vivant sur ses berges. Il permet de se déplacer, de communiquer, de se nourrir, de réaliser les gestes quotidiens de la vie : se laver, faire la vaisselle, la lessive. Tous ces moments et cet espace de vie font du Maroni un fleuve hors du commun.

 

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Le programme pédagogique Sololiya a reçu le soutien financier des fonds européens (FEDER), du WWF France, de la Direction de la Santé et du Développement Social de la Guyane et de la Région Guyane.