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Le tapir : sos espèce menacée. (13/12/2005)

Curieusement, c’est un animal encore mal connu. Son apparence physique est assez surprenante. On dirait le croisement d’un cochon et d’un hippopotame.Une silhouette trappue, un nez long, un corps dépourvu de poils, le plus souvent gris ou brun (sauf pour le tapir des Andes qui porte une toison laineuse très fournie, bien utile sous le climat des hautes cordilières...), le tapir manque donc d’élégance et de grâce. C’est un animal très timide, discret et paisible qui vit de préférence la nuit, surtout dans les zones où il est chassé.

Le tapir terrestre est un solitaire qui se nourrit d’herbes, de feuilles, de fruits, d’écorces ou de plantes aquatiques. L’eau est en effet indispensable à sa survie. Le tapir aime particulièrement les bains de boue qui lui permettent de se débarasser des parasites et de faire baisser sa température corporelle. Par ailleurs, il se réfugie souvent dans l’eau pour échapper à son
principal prédateur : le jaguar. Il a une mauvaise vue mais son ouïe et son odorat sont excellents.

Le tapir est protégé en Colombie, au Pérou, en Bolivie, au Vénézuéla, au Brésil, mais il est chassé à outrance en Guyane où il est en danger d’extinction. Il est sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Comme pour beaucoup d’autres espèces, c’est la chasse et la déforestation qui sont les principales causes de disparition. En Guyane par exemple, la viande
de tapir est un mets très prisé des touristes et tous les restaurants le font figurer au menu ! De plus, il est chassé à outrance, non seulement par les Amérindiens mais aussi par les chasseurs des pays voisins où l’animal est protégé ! De véritables expéditions sont organisées en Guyane pour traquer le tapir qui ne jouit d’aucune protection légale.

Le tapir est protégé dans de nombreux pays mais la Guyane fait figure d’exception. L’espèce y est classée en Annexe II par la CITES. La chasse est permise malgré le fait qu’on trouve moins d’un tapir au km2 dans les forêts Guyanaises. Cette faible densité et le faible taux de reproduction, font du tapir une espèce vulnérable à la chasse. La mise en vente, la vente et l’achat des produits, et notamment de la viande dans les établissements de vente en gros et/ou de détail et les établissements de restauration est soumise à autorisation préfectorale.

Source : AVES France, le 13 décembre 2005.

Christophe CORET (président) et Sylvie Cardona (Secrétaire Générale et Trésorière)
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