Nou ka alé > Je comprends > La prospection pétrolière

4 - Comment limiter les impacts négatifs

La prospection pétrolière est une activité industrielle qui génère de nombreux impacts. Ainsi, réduire ces effets négatifs sont un garant de la préservation de la biodiversité marine et du mode de vie des populations locales. Les deux leviers permettant de limiter la prospection est d'une part la réforme de la législation et d'autre part, utiliser les énergies renouvelables.

Sommaire

4.a - Réformer de la législation.

La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer a été ouverte à la signature à Montego Bay (Jamaïque), le 10 décembre 1982 et est entrée en vigueur, le 16 novembre 1994. La Convention établit un cadre juridique global régissant tous les espaces marins et les utilisations des ressources de la mer.

Cette convention autorise chaque pays à réglementer les activités de forage d’exploration et d’exploitation dans sa Zone Economique Exclusive qui s’étend de 200 miles à partir de la côte.

Devant la flambée du prix du pétrole, la France devra améliorer son cadre législatif pour limiter les impacts de la prospection sur le milieu naturel. En effet, l’Etat français ne demande pas de taxe aux entreprises qui réaliseraient de la production off-shore dans son domaine maritime.

Cela pourrait prendre la forme d’un cahier des charges très strict sur les normes que les entreprises devront respecter pour réaliser de la prospection, de l’activité et les mesures compensatrices qui seront mises en place, devrait être exigée.

4.b - Développer l'utilisation d'énergies renouvelables.

L’utilisation accrue des ressources fossiles a pour conséquence l’émission de gaz à effet serre. Ceux ci ont un impact non négligeable sur la qualité de l’air. Pour réduire l’émission de gaz toxique dans l’atmosphère, les Etats s’orientent timidement vers le développement d’énergies renouvelables.

Il s’agit d’utiliser l’énergie du soleil, du vent, de l’eau, de la marée, de la biomasse pour fournir de l’électricité. Elle est dite renouvelable car leur utilisation n’est pas limitée dans le temps.

En Guyane, les énergies renouvelables sont développées à partir de l’eau, du soleil et de la biomasse. L’ensemble représente 18,654 % de l’offre énergétique.

L’énergie hydraulique.

Elle représente 18 % de l’offre énergétique de la Guyane. L’énergie hydraulique a pour but de transformer en électricité la force de l’eau.

En Guyane, trois ouvrages hydrauliques produisent de l’électricité à partir de la puissance de l’eau. Le premier est bien sûr le barrage de Petit Saut qui fourni 60 % de l’électricité de la Guyane. Pour obtenir le dénivelé de 35 m, nécessaire à la production de la puissance de 116 MW, il a fallu noyer 320 km² de forêt.

La centrale de Saut Maripa sur l’Oyapock (1 MW) fonctionne « au fil de l’eau », c'est-à-dire sans retenue et alimente la commune de Saint-Georges. Enfin, une micro-centrale de 15 kW approvisionne un camp scientifique qui se trouve dans la réserve naturelle des Nouragues sur la commune de Régina.

D’autres sites d’environ 4 MW « au fil de l’eau » sont à l’étude, sur la Mana, la Comté ou l’Approuague, pour alimenter le réseau du littoral. Sur l’intérieur se sont les villages d’Antecume-Pata, Trois-Sauts ou Providence qui pourraient être électrifiés grâce à des micro-centrales d’une centaine de kW.

L’énergie solaire.

L’énergie solaire représente 0,054 % de l’offre énergétique. Il existe deux types de dispositifs d’utilisation de l’énergie solaire :

  • le solaire photovoltaïque transforme la lumière du soleil en électricité grâce au panneau solaire. 800 installations (500 sur le littoral et 300 sur le fleuve) utilisent ce type d’énergie. Ainsi, à Camopi 85 maisons en sont équipées. Le village de Kaw bénéficie d’une expérimentation d’un système de centrale solaire qui produit 20 000 kwh/an.
  • le solaire thermique consiste à utiliser la chaleur du rayonnement solaire. On dénombre entre 50 et 100 installations sur l’ensemble du territoire. Il existe une expérimentation d’un système de centrale au village de Kaw qui produit 20 000 kwh/an.

Néanmoins, cette possibilité est très peu utilisée par les guyanais.

La biomasse

Le bois énergie est utilisé pour la cuisson dans les communes de l’intérieur essentiellement. Cette forme d’énergie représente 0,6 % de l’offre énergétique de la Guyane.

La part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique est passé en 10 ans de 1 à 20 %.

Photos

zoomer l'image

Champ solaire au village de Kaw

zoomer l'image

Principales sources d'énergie de la Guyane