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3 - Comment réduire les impacts négatifs

Pour réduire les effets négatifs de la pêche et ainsi, assurer une meilleure gestion de la ressource, il est nécessaire de mettre en place les moyens pour :

Sommaire

3.a - Limiter les captures accessoires.

Depuis 1999, l’IFREMER réalise en étroite collaboration avec des professionnels, des études pour évaluer l’intérêt d’une adoption du Système d’échappement des tortues marines. L’objectif est de limiter les captures accessoires en Guyane.

Ce dispositif est constitué d’une grille rigide ou d’un panneau séparateur à larges mailles présentant une ouverture par laquelle les grands poissons et les tortues de mer peuvent s’échapper. Les crevettes s’introduisent dans le chalut par le fond en passant par la grille ou les mailles du panneau séparateur. Les tortues de mer et les grands poissons sont refoulés vers l’ouverture de la grille d’où ils peuvent s’échapper. Ce système génère une perte de 10 % de la productivité. Toutefois, elle permet une diminution de 97 % des captures accessoire et entraîne une augmentation de la qualité des crevettes (elles sont moins tassées) et diminue le temps de tri.

Aux Etats Unis, l’utilisation des TED par les pêcheurs est obligatoire. De plus, ils interdisent l’importation de pays n’utilisant pas de TED depuis 1988.

3.b - Limiter la surexploitation

Il s’agirait de réduire la pression exercée sur les espèces qui montrent des signes de surexploitation. La démarche consisterait à :

  • augmenter la taille de la maille du filet,
  • fermer temporairement certaines zones de pêche,
  • et à réduire le nombre : de licences accordées aux pêcheurs, de jours de pêche autorisés, de filets utilisés lors d’une sortie en mer.

Depuis 1986, le chalutage crevettier est interdit toute l’année par moins de 30 m de profondeur, afin de protéger les nourriceries littorales de crevettes. Cette réglementation permet également d’épargner des populations de poissons abondantes et leurs nourriceries dans cette bande côtière, dont certaines sont ciblées par la petite pêche au filet.

Des actions de sensibilisation auprès des pêcheurs sont menées, afin de les amener à respecter les quotas, la taille des mailles et des zones de pêche. En effet, le respect de ces règles permettra une gestion efficace de la biodiversité marine.

3.c - Trouver de nouveaux marchés.

Le paradoxe de la Guyane, c’est d’avoir une ressource marine abondante et diversifiée et de ne pas avoir les possibilités pour l’écouler.

Ainsi, les autorités locales souhaitent développer, par le biais de coopérations, de nouveaux marchés pour d’autres espèces de poissons acoupas, machoirans, mulets, espadons, tarpons, requins et les crustacés cigales, crabes. Ceci limiterait la pression exercée sur les espèces pêchées actuellement.