Nou ka alé > Je comprends > L'agriculture
4 - Et moi dans tout ça ?
On pourrait croire que c'est aux professionnels du secteur agricole et aux autorités de résoudre les problèmes. Pourtant à mangeant et utilisant les produits issues de l'agriculture et de l'élevage, nous créons entre nous et les impacts de ces activités, un lien de responsabilité.
A nous alors de faire en sorte de limiter les impacts que nous engendrons. Il est toujours possible d'agir à mon niveau, si petit qu'il puisse paraître.
4.a - Je peux me tenir informé (e)
Je peux déjà, me tenir informé(e) de ce qui se passe et transmettre ce que je sais à d'autres. Il existe différentes techniques pour allier agriculture et respect de l'environnement. Je veille à mieux connaître les impacts des produits issus d'activité agricole (nourriture, tissus...) que j'achète.
Je peux transmettre ce que j'ai appris à d'autres. Pour passer le relais, il existe plein d'idées.
Cependant, je dois porter mon attention à croiser les sources d'informations, puisque chaque information ne donne qu'une vision partielle et souvent interprétée, de la situation globale.
4.b - Je partage mon point de vue
J'ai un témoignage à apporter, une vision, une idée, un coup de coeur ou un coup de gueule concernant les différents aspects de l'agriculture, je n'hésite pas à les partager avec d'autres :
- dans la vie de tous les jours
- dans la partie partageons de ce site Internet
4.c - Je deviens un consomm' acteur
Notre façon de nous nourrir et de nous habiller relève des possibilités de productions agricoles guyanaise et planétaire.
Par notre action solidaire, nous pouvons encourager les agriculteurs qui sont conscients de la nécessité de réduire les impacts de leur activité sur l'environnement.
Voici quelques pistes pour préserver l'eau et les milieux aquatiques tant de Guyane que d'ailleurs sur la planète.
Soyons éco-citoyens dans notre assiette !
Notre façon de nous nourrir a un impact sur l’environnement : l’alimentation représente à elle seule 30% de l’empreinte écologique des français. L’agriculture et la pêche industrielle modifient considérablement les milieux et menacent les ressources, de plus elles consomment de plus en plus d’énergie.
- L'agriculture est de loin le plus grand utilisateur d'eau. A cause de cela, l'eau qu'une personne "mange" chaque jour par ses aliments est bien plus importante que le volume d'eau qu'une personne boit.
- Nos aliments et marchandises parcourent parfois d’énormes distances ce qui génère pollution et gaz à effet de serre. Un fruit importé consomme 10 à 20 fois plus de pétrole qu’un fruit produit localement. Privilégions les produits locaux qui n'engendrent pas de kilomètres cachés. En augmentant de 50 % la part de produits locaux, nous pouvons réduire notre empreinte écologique de 0.5 % par an.
- Je privilégie les fruits et les légumes qui sont cultivés sans produits chimiques, les produits de l'agriculture biologique.
Soyons branchés, habillons - nous écolo !
Notre façon de nous habiller peut aussi être une solution pour protéger l'eau et les milieux aquatiques d'autres régions de la planète.
Le coton représente presque la moitié des fibres utilisées pour gfaire des vêtements et d'autres textiles dans le monde. Le reste provient de produits synthétiques dérivés de la pétrochimie.
Notre utilisation du coton se fait à des coûts importants : la culture du coton consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde alors qu’elle représente un peu moins de 3 % des surfaces cultivées; la production d’un kg de coton nécessite 7 000 à 29 000 litres d’eau (à titre de comparaison, un kg de blé requiert 900 litres d’eau et un kg de riz, 3000 - 5000 litres d'eau).
73 % du coton utilisé aujourd'hui provient de terres irriguées situées dans des régions semi-arides. La culture irraisonnée du coton a déjà mené à la dégradation de grands écosystèmes comme le bassin de Murray-Darling en Australie et la Mer d'Aral en Asie Centrale et la détérioration de la santé et du bien -être des populations sui vivaient à ces abords.
- Il existe des vêtements en coton biologique. Ce dernier utilise un peu moins d’eau et pas du tout de pesticides. La fabrication des textiles en polyester, lycra, nylon nécessite l'usage de soude caustique, d'acide sulfurique et de sulfate de soude qui sont hautement polluants.
- Il est préférable de privilégier les matières naturelles comme le lin, la soie…
- Je peux aussi offrir une seconde vie à mes jeans, et recycler mes vieux vêtements en les transformant en costumes de carnaval ou en les donnant aux plus jeunes pour fabriquer des marionnettes.
Tous ces gestes si minimes qu’ils puissent sembler, auront un impact considérable au final… à condition que tout un chacun les fasse siens. A nous de passer le message au plus grand nombre !