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2.c - Impacts sur l'environnement

2.c - Impacts sur l'environnement

Les modes actuels de pêcherie peuvent provoquer deux types d’impacts sur le milieu naturel et sur les populations d'espèces marines.

Surexploitation du vivaneau

Depuis une cinquantaine d’années, les professionnels réalisent une pêche quasi monospécifique du vivaneau rouge. Ce dernier représentait un peu plus de 90 % des captures de vivaneau. Dans les années 70 à 80 en raison de la faible pression sur l’espèce (15 licences attribuées) sa taille moyenne dépassait 45 cm et pesait en moyenne 1.5 kg.

Aujourd’hui, la ressource est considérée comme surexploitée. En effet, dans les années 90, le vivaneau ne mesurait que 38 cm et son poids moyen a diminué de 30 %, soit 0,7 kg. De plus, les pêcheurs capturent plus fréquemment une autre espèce de vivaneau, le ti-yeux. Ceci peut s’expliquer par l’augmentation du nombre de licences de" pêche au Vivaneau".

Trop pêché, le vivaneau n’a pas le temps de renouveler sa population, ce qui menacerait à terme la survie à long terme de l’espèce dans les eaux guyanaises.

Crevette et gaspillage

Les crevettiers tractent sur le fond de la mer deux larges chaluts qui, par le maillage utilisé, sont peu sélectifs en termes d’espèces capturées. Le chalut emprisonne, non seulement des crevettes, mais également des crabes, des espèces protégées comme les tortues marines et des poissons. Chaque année, on estime que 40 000 tonnes de capture accessoire sont ainsi prélevées et rejetées en mer pour l’ensemble de la pêcherie guyanaise.

Toutefois, les scientifiques estiment que seulement 2% de ces captures peuvent être valorisées à cause de la petitesse de la taille des individus et de la mauvaise qualité de la chair.

Ceci pourrait créer un déséquilibre dans la chaîne alimentaire. Certaines espèces qui se nourrissent de ces rejets sont favorisées au détriment d’autres espèces. L’impact de ces rejets n’est pas encore connu.