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Je m'engage au quotidien

Chaque idée proposée ici, si elle est mise en pratique est déjà une bonne chose. A nous de jouer et de progressivement faire nôtres, toutes ces attitudes favorables à celle qui nous donne la vie : l'eau

1. Protégeons la biodiversité aquatique

2. Economisons l'eau

3. Préserveons la qualité de l'eau

4. Réduisons nos déchets

5. Limitons le changement climatique

6. D'autres idées

1. Protégeons la biodiversité aquatique

  • restons silencieux et attentif, c’est la meilleure façon pour observer tous les fabuleux animaux qui peuplent la mangrove, le marais ou la crique... et pour ne pas les déranger dans leurs activités.
  • gardons nos chiens près de nous pour qu’il n’effraie pas les autres animaux et notamment pour qu'ils ne s'attaquent pas aux tortues marines sur la plage.
  • préférons les opérateurs touristiques qui ne manipulent pas les animaux comme par exemple, les caïmans car les attraper, c’est les stresser. On les voit très bien à travers la surface de l’eau ou dans les herbes quand le bateau est assez proche.
  • choisissons de manger d’autres poissons que ceux qui font l'objet d'une trop grande exploitation comme l’atipa ou le vivaneau. Il y a tellement d’autres bons poissons.

2. Economisons l'eau

Depuis un siècle, la population a été multipliée par 3 et la consommation d’eau par 6. Si seulement 1 % de l’eau potable est bue, nous en consommons 160 l par jour et moins de la moitié de nos eaux usées domestiques seront assainies avant leur retour dans la nature.

En utilisant correctement l’eau, je réduis ma consommation d’eau et je limite la production d’eaux usées.

  • évitons de laisser l'eau couler pour rien : 3 minutes à robinet ouvert, ce sont 12 bouteilles de 1.5 litres qui s'écoulent. Fermons le robinet quand nous nous brossons les dents, nous savonnons les mains ou quand nous faisons la vaisselle...
  • trouvons un autre jeu que jouer à s'arroser.
  • récupérons les eaux de pluie pour arroser le jardin, laver la voiture ou les vélos, en plaçant un récipient sous la gouttière. Mais attention à bien le couvrir pour éviter la prolifération des moustiques, et éviter de stocker l'eau trop longtemps.
  • lavons notre vélo ou la voiture de nos parents avec un seau d'eau et une éponge. Cela consommera 10 fois moins d'eau potable que le lavage au jet (100 à 200 litres).
  • pendant la saison sèche, si nous arrosions les fleurs et le jardin le soir. Durant la journée, l'évaporation est trop forte et cela double la consommation d'eau pour rien. Nous pouvons aussi utiliser l'eau de pluie ou l'eau de lavage des légumes.
  • signalons aux adultes (parents, professeurs...) les fuites que nous avons repérées. Un goutte à goutte au robinet fait perdre 50 000 litres d’eau/an. Une fuite de la chasse d’eau non réparée et c’est 220 000 litres d’eau par an.
  • mettons une bouteille ou une brique dans le réservoir des toilettes. 26 % de notre consommation d'eau part dans les toilettes, attention à ce que celle-ci ne bloque ni le flotteur ni le système de rinçage.
  • demandons aux adultes s'il est possible d'équiper les robinets avec des régulateurs de débit afin de limiter les quantités d’eau utilisées.

3. Préservons la qualité de l'eau

  • jetons nos déchets dans des poubelles plutôt que dans l'eau (même si l'eau les cache, ils restent toujours là et peuvent faire des dégâts), dans l'égoût (la plupart des déchets rejoindront les milieux naturels) ou par terre (avec l’action du vent et du ruissellement des eaux de pluies, ils finiront par se retrouver dans les milieux aquatiques).
  • en balade avec nos parents, amis ou en sorties pédagogiques avec l’école, veillons à ne pas laisser nos déchets sur le lieu du pique-nique mais remportons - les jusqu'à la première poubelle.
  • invitons nos parents à emporter les produits toxiques, stockés dans des récipients étanches, à la déchetterie : huile de vidange, peintures, insecticides, engrais … 1 litre d’huile de vidange ou même d’huile alimentaire, qui rejoint tôt ou tard la rivière, forme une pellicule de 10 000 m2 soit un terrain de football d’eau polluée et asphyxiée.
  • mettons de côté nos piles usagées et organisons leur collecte dans le collège ou le lycée, puis apportons-les à la déchetterie ou contactons l'association "Ne plus jeter" qui s'occupe de les collecter.
  • préférons les produits les plus naturels dans tous nos achats.

4. Réduisons nos déchets

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ! Faisons donc attention à notre production de déchets ! Chaque français produit en moyenne 1.2 kg de déchets par jour dont 13 % de verre, 29 % de matière putrescible et 40 % d'emballages.

  • aux sacs plastique proposés dans les épiceries et au marché, préférons l'utilisation d'un sac à dos ou d'un panier. Les sacs plastiques sont très polluants car leur fabrication nécessite du pétrole, ils mettent de 100 à 400 ans à se dégrader. Les tortues marines s'étouffent en les avalant, les ayant confondu avec leur menu favori: les méduses.
  • en moyenne, chaque individu produit 1KG de déchet sous forme d’emballage. Choisissons donc les produits avec le moins d'emballage possible. Les portions individuelles, c'est trop d'emballage, préférons les conditionnements en grande quantité ! Utilisons une gourde et une boîte réutilisable pour transporter nos goûter.
  • Là, où l'eau du robinet est de qualité sûre, préférons-la à l'eau en bouteille. La fabrication et le transport de ces bouteilles en plastique ont nécessité de l'énergie et du pétrole de même que d'autres produits toxiques pour l'environnement. L'eau en bouteille coûte 150 fois plus cher que l'eau du robinet
  • pour nos radios, jouets et lecteurs MP3, préférons les piles sans mercure ni cadmium ou mieux encore des piles rechargeables (qui peuvent être rechargées de 400 à 1000 fois), et une fois utilisées, emportons-les dans les points de collecte spéciaux. La quantité de mercure contenue dans une seule pile peut polluer jusqu'à 500 litres d'eau, ce qui risque d'avoir ensuite des répercussions graves sur la santé humaine. Jetée dans la nature, une pile peut polluer 1m3 de terre et 1000 m3 d'eau pendant 50 ans.
  • nos jardins contribuent à 25 % de la pollution de notre eau. Visons l’objectif zéro traitement chimique. Fabriquons du compost en disposant en tas et à l’abri de la pluie, les épluchures de légumes, les fruits avariés, les mauvaises herbes, les marcs de café, les coquilles d’œuf. Cela permettra aussi de réduire de 33% le volume de nos poubelles.
  • si nous habitons les communes de Cayenne, Matoury, Rémire-Montjoly, Macouria, Montsinéry et Roura, trions nos déchets à la maison. Nous disposons d'un carton pour les verres, un autre pour les objets métalliques, un troisième pour le bois. Puis, demandons à nos parents de les apporter à la déchetterie de Rémire Montjoly, lorsqu'ils se dirigent vers ce secteur.

5. Limitons le changement climatique

Notre consommation en énergie principalement encore issue des ressources en combustibles fossiles (pétrole...), contribue à l'augmentation de l'effet de serre et au changement climatique.

Le cycle de l'eau entre l'atmosphère, les continents et les océans nous montrent l'interdépendance du climat avec nos ressources en eau. Protéger l'eau signifie aussi protéger son cycle et donc notre climat.

  • autant que possible pour les petits trajets, déplaçons-nous malin : privilégions nos jambes, notre vélo ou les transports en commun.
  • menons l'enquête sur les kilomètres polluants qui se cachent derrière les produits et denrées que nous achetons.
  • veillons à éteindre les lumières et appareils dès que nous n'en avons plus besoin. Faisons la chasse aux lumières rouges, les appareils en veille consomme toujours de l'énergie. Un téléviseur en veille toute une journée consomme autant que pendant la durée de deux films.
  • profitons autant que possible de la lumière du jour en déplaçant notre bureau vers les fenêtres ou bien remplaçons nos ampoules classiques par des ampoules basse consommation.
  • limitons notre utilisation de la climatisation qui augmente la consommation d'énergie (de l'ordre de 30%) et surtout qui rejette des gaz particulièrement dangeureux pour l’environnement. Les hydrofluorocarbones (HFC) réchauffent 1000 fois plus l’atmosphère que le CO2. A la maison, nous pouvons accrocher des draps humides devant les fenêtres qui en séchant, rafraîchissent l'atmosphère. En voiture, préférons le vent procuré par la vitesse de la voiture, c'est aussi 30 % de carburant économisé.

6. D'autres idées !

Notre façon de nous habiller, de nous nourrir, d'acheter peut aussi être une solution pour protéger l'eau et les milieux aquatiques de Guyane mais aussi d'ailleurs sur la planète.

  • Habillons - nous écolo !

La culture du coton consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde alors qu’elle représente un peu moins de 3 % des surfaces cultivées. La production d’un kg de coton nécessite 7 000 à 29 000 litres d’eau. A titre de comparaison, 1kg de blé (trouver riz) requiert 900 l d’eau.

Il existe du coton biologique qui utilise bien d’eau et pas du tout de pesticides. La fabrication des textiles en polyester, lycra, nylon nécessite l'usage de soude caustique, d'acide sulfurique et de sulfate de soude qui sont hautement polluants.

Il est préférable de privilégier les matières naturelles comme le lin, la soie… Nous pouvons aussi offrir une seconde vie à nos jeans, et recycler nos vieux vêtements en les transformant en costumes de carnaval ou en les donnant aux plus jeunes pour fabriquer des marionnettes.

  • Mangeons des produits moins polluants

La façon de se nourrir a un impact sur l’environnement : l’alimentation représente à elle seule 30% de l’empreinte écologique en France. Les gestes écocitoyens commencent dans notre assiette: en augmentant de 50 % la part de produits locaux, je réduis mon empreinte écologique de 300 m2 par an.

L’agriculture et la pêche industrielle modifient considérablement les milieux et menacent les ressources, de plus elles consomment de plus en plus d’énergie.

Nos aliments et marchandises parcourent parfois d’énormes distances ce qui génère pollution et gaz à effet de serre. Un fruit importé consomme 10 à 20 fois plus de pétrole qu’un fruit produit localement. Privilégions les produits locaux qui n'engendrent pas de kilomètres cachés.

  • Achetons avec sagesse, consommons autrement

La société de consommation provoque un épuisement des ressources, la démultiplication des pollutions et déchets ici ou à l'autre bout du monde. Sans remettre en question l’amélioration de la qualité de la vie, il est de plus en plus urgent de s’interroger sur nos actes d’achat et de trouver de nouvelles façons d’acheter qui répondent à nos besoins tout en ayant un impact plus limité sur l’environnement.

Achetons des produits recyclables ou conçus pour être recyclés, réutilisables, durables et/ou réparables…à base de matières naturelles, de durée de vie longue, fabriqués localement…Avant d'acheter, posons-nous les bonnes questions :

  • est-ce que nous avons vraiment besoin de ce nouveau produit/objet ? Ne pouvons-nous pas réparer l'objet que nous souhaitons remplacer par un neuf ? est-ce que nous pouvons donner les objets que nous ne voulons plus ?
  • est-ce que nous pouvons nous faire plaisir autrement qu'en achetant cet objet?
  • quel est le produit qui aura le moins d’impact sur l’environnement ?

Tous ces gestes si minimes qu’ils puissent sembler, auront un impact considérable au final… à condition que tout un chacun les fasse siens. A nous de passer le message au plus grand nombre !

 

Partenaires

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Le programme pédagogique Sololiya a reçu le soutien financier des fonds européens (FEDER), du WWF France, de la Direction de la Santé et du Développement Social de la Guyane et de la Région Guyane.